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Informations 16 Oct 2008 14:09

50 fois le produit mondial brut !

50 fois le produit mondial brut !

Comment expliquer que le monde financier puisse s'écrouler aussi sûrement que deux tours un 11 septembre ?

En soulignant d'abord la mesure de sa démesure.

Les banques du monde se sont échangé, en 2005, des valeurs pour un montant équivalant à 50 fois le produit mondial brut (la somme des richesses créées cette même année par tous les pays). Soit quelque 2,02 millions de milliards de dollars. Vertige... 

L'actuelle méfiance entre les acteurs a tendance à ralentir, à figer ces transactions et à asphyxier progressivement l'activité économique sur le marché des biens et des services. 

Et que représente cette économie réelle face à l'infinie étendue de pognon ? Environ... 2% ! Arrêtons-nous deux secondes. Une taxe sur ces transactions interbancaires de 0,01% ramènerait assez de moyens pour solutionner dix fois le problème de la faim dans le monde. En le réglant une fois, on serait déjà content ! 

Un capitalisme d'endettés

L'activité financière (immatérielle, irréelle ?) se déploie sur trois « marchés » : celui des bourses (5%), celui des changes (27% environ) et celui des produits dérivés (...63%).

Les bourses, on voit bien. Les échanges de monnaies aussi. Mais les produits dérivés, c'est quoi ? De « nouveaux » instruments financiers qui se sont développés et multipliés au départ de la libéralisation des marchés financiers (merci Reagan, merci Thatcher !). Ils ont trois caractéristiques : leur valeur varie en fonction de l'évolution d'un produit (dit « sous-jacent »), ils ne requièrent pratiquement aucun investissement réel au départ de la transaction et leur paiement (leur « réalisation ») s'effectue à une date ultérieure. Pour le dire autrement, les produits dérivés sont les nouveaux outils des nouvelles spéculations. Ils sont des contrats passés entre vendeurs et acheteurs qui fixent à un moment le prix d'une valeur à payer plus tard. Cette valeur peut être de la matière première ou plus souvent des actions, des obligations, des bons d'Etat, des contrats à terme, des indices boursiers, des titres... 

C'est sur ce marché que se développent les bulles dont l'éclatement (l'adéquation entre les fantasmes financiers et la réalité économique) produit une crise. Nous en avons traversé des dizaines au cours des dernières décennies. L'actuelle semble atypique : structurelle, globale et durable. Son origine est double : une surproduction de capital et les contradictions internes du moteur de la mondialisation, l'économie américaine. 

Aux USA, le recul du pouvoir d'achat des travailleurs a été compensé par un endettement généralisé des ménages (notamment...). En vivant à crédit, les Américains ont soutenu  la consommation et donc la croissance de l'économie chinoise caractérisée par l'exportation de produits manufacturés bon marché et... l'exploitation des travailleurs chinois. Les Etats-Unis sont la seule économie à pouvoir vivre indéfiniment à crédit grâce à l'épargne du reste du monde (Japon, Chine, pays pétroliers du Golfe). Simplement parce que le dollar reste la monnaie dominante des échanges internationaux. 

Explosion des profits privés 

Depuis les années 80, la part du capital dans les richesses produites croît au détriment des revenus du travail. Les profits augmentent plus rapidement que la croissance économique. Dans le même temps, les investissements dans la modernisation des outils, dans la recherche et le développement, dans la formation se sont stabilisés. L'écart avec l'évolution des bénéfices alimente les marchés financiers avec une masse croissante de capitaux. En 2001, quand la baudruche des nouvelles technologies s'est brutalement dégonflée, une autre masse de capitaux a dû trouver de nouveaux débouchés. L'immobilier américain s'est avéré un oasis profitable. Des sommes folles ont été prêtées à de pauvres diables par des banquiers véreux qui savaient pertinemment qu'ils n'étaient pas solvables. Pas graves ? Quand les propriétaires pauvres ne pourraient plus faire face au remboursement de leurs emprunts à taux variable, la revente de leur toit rembourserait la mise et plus encore puisque l'immobilier était à la hausse. Et ceci n'était qu'une partie du calcul. En effet, ces emprunts pourris ont ensuite fait l'objet d'une titrisation : une technique qui permet aux organismes de crédits de transformer les créances en titres négociables sur le marché financier. L'objectif était de répartir les risques entre différents agents économiques. Leur dissémination a renforcé l'opacité du processus. Si bien qu'aujourd'hui, personne ne sait précisément où ces bombes à retardement se trouvent. Et comme le marché immobilier s'est retourné, les bonnes affaires sont devenues des crédits pourris. 

La crise de solvabilité des établissements de crédits hypothécaires a ainsi migré vers le secteur bancaire. Les banques ne parvenant plus à se refinancer sur le marché interbancaire, une crise de liquidité d'abord a produit une crise du crédit qui infecte l'économie réelle, handicapant les entreprises, suscitant une récession et aggravant le chômage. 

Pourquoi les Etats ont-ils été appelés à la rescousse ? 

Ils n'ont pas joué au « valet noir ». Ils n'ont pas dans leurs avoirs de titres vérolés. Leur intervention restaure une forme de confiance en garantissant le sauvetage des banques menacées et permet ainsi aux capitaux de circuler à nouveau. Les pertes seront ainsi socialisées.

Daniel Richard

Evénements 09 Oct 2008 20:46

Journée de grève du 06/10/2008 - immense succès

La grève de ce 06 octobre 2008 a été particulièrement bien suivie à Verviers où la ville a été complètement bloquée.

N.B. En passant le pointeur de la souris sur les photos, une autre apparait.

20081006 - grève 1

20081006 - grève 3

20081006 - grève 5

20081006 - grève 6

20081006 - grève 8

20081006 - grève 10

20081006 - grève 11

20081006 - grève 14

20081006 - grève 16

Merci à tous les militants de la FGTB

 

Presse 02 Oct 2008 14:06

Le Jour du 02/10/2008

Vous trouverez, en cliquant sur l'image ci-dessous, l'article du Jour du 02 octobre concernant les mouvements de grêve de ce 06/10.

 

20081002 Le jour

 

Bonne lecture.

Informations 28 Jun 2008 10:51

Bureau Exécutif Régional Interprofessionnel - Communiqué

 

 

COMMUNIQUE – MOTION DU COMITE EXECUTIF REGIONAL INTERPROFESSIONNEL

 

 

 

Le Comité Exécutif Régional Interprofessionnel de la FGTB de Verviers et Communauté Germanophone s’est réuni ce 26 juin pour évaluer la situation sociale après la mobilisation syndicale pour la défense du pouvoir d’achat.

 

Il a constaté le succès historique de la mobilisation verviétoise.

Les réponses politiques aux revendications formulées sont sans commune mesure avec l’importance des manifestations qui se sont déroulées en Wallonie.

 

Le Comité Exécutif réaffirme que ce que les travailleurs n’obtiendront pas du Gouvernement à travers une baisse de TVA sur les produits énergétiques et une meilleure indemnisation des déplacements domicile-lieu de travail, ils le réclameront aux entreprises.

Celles-ci ont enregistré, au cours des dernières années, des profits extraordinaires et d’importants cadeaux du Gouvernement (réductions des cotisations sociales, « intérêts notionnels », …).

 

Dans la perspective des prochaines négociations interprofessionnelles, le Comité Exécutif entend qu’un mandat très précis soit défini par les instances de la FGTB pour leurs négociateurs.

 

Dès à présent, il affirme son intention de mobiliser en vue d’une action de grève dans le courant du mois de septembre.

Il défendra cette position à l’occasion du Comité Wallon programmé le 3 juillet prochain.

 

Le Comité Régional souscrit à l’action du 30 juin, organisée par la FGTB Fédérale.

 

La FGTB de Verviers et Communauté Germanophone réitère son opposition au principe d’une norme de croissance des salaires. Celle-ci conduirait, dans les circonstances actuelles, à un blocage des salaires, voire à une remise en question de l’index. Cette perspective est impensable compte tenu du message adressé du 9 au 12 juin par des dizaines de milliers de travailleurs.

 

A contrario, la FGTB de Verviers et Communauté Germanophone réclame une totale liberté de négociation pour des améliorations significatives du pouvoir d’achat pour tous les travailleurs avec ou sans emploi du pays.

Informations 15 Jun 2008 11:26

Manifestation du 9 juin 2008

3000 verviétois ont rejoint Liège.

Merci !

Manif - Banderolle GuilleminsManif - Foule Verviers