Actualités

Evénements 18 Mar 2009 10:15

Café politique mars 2009

20090323 - café politique

Evénements 17 Mar 2009 12:37

Du 23/03 au 28/03 semaine de la solidarité internationale

20090317 - semaine solidarité affiche générale

Informations 17 Mar 2009 11:19

Semaine de la solidarité internationale du CWBCI

 

Le capitalisme se restructure sans rien changer

 

La Banque centrale européenne vient de procéder à une nouvelle baisse de ses taux directeurs. Cette mesure doit permettre aux banques privées d’abaisser leurs taux d’intérêts et ainsi d’encourager une relance de l’économie en favorisant les investissements. Que constatons-nous ? Que les institutions bancaires sont occupées à se refaire une santé en ne suivant que de loin les efforts des banques centrales…

Après avoir appelé les Etats à leur chevet,  et alors que ces interventions plombent les finances publiques, après avoir tari le marché de crédit aux entreprises, elles ne participent à l’effort de redressement qu’après avoir ponctionné un tribut !

Ce comportement incivique témoigne de l’importance de disposer d’une banque publique sur un marché concurrentiel de manière à y imposer les véritables conditions d’une reprise de l’économie « réelle ». En renonçant à FORTIS, le gouvernement belge est donc passé à côté de la montre en or. Sans compter que c’était également l’occasion de contrôler les agissements de l’institution dans un certain nombre de… paradis fiscaux.

 

De leur côté, les employeurs tentent également de tirer les marrons du feu de la crise. Ils profitent du climat déprimé et d’une nouvelle vague de restructuration pour imposer les conditions de la restauration des taux de profit quand la reprise reviendra. Moins de protection et plus de flexibilité, ils poursuivent la mise en œuvre de la « flexinsécurité ». Leurs relais dans les institutions publiques et dans le monde politique nous la vendent, par la magie des mots, comme de la « flexicurité ».

 

Gouverner, c’est prévoir. Les responsables de l’ONEm ne lèvent pas la pression sur les sans emploi dans le cadre du plan de contrôle de la disponibilité des chômeurs. A l’office de l’emploi, on vire à grande brassée aussi. La multiplication des demandeurs d’emploi poussés à s’activer sur un marché saturé et en compression va évidemment continuer à peser sur la formation des salaires. De leur côté, les CPAS voient grossir les cohortes de nouveaux « usagers ». Le fédéral transfert vers les municipalités une partie de la charge du manque d’emploi. Régionalisation rampante !

 

Les gouvernements des puissances économiques, eux,  recherchent activement de « nouveaux équilibres ». Ils se retrouvent prochainement à Londres pour en causer devant une tasse de thé. Personne n’évoque sérieusement une alternative à une organisation de la société injuste et inégalitaire. L’objectif reste la facilitation de l’accumulation du capital. Plus ça bouge, moins ça change.

 

Qui a tiré les leçons de l’effondrement d’un système financier, le modèle le plus abouti des dogmes libéraux? Pas les libéraux en tous cas. Ils ont renié en chœur et à une vitesse décoiffante leur fond de commerce : l’Etat, qui était hier un problème, est devenu leur solution. Il s’en est fallu de peu pour que trop peu d’Etat ne tue la finance ! Personne ne dit qu’il eût pu en être autrement. Les pouvoirs publics sont donc intervenus massivement. Pas pour sauver les épargnants mais pour aider les banquiers. On a nationalisé à durée déterminée. On a mis en œuvre des « mesures collectivistes » - selon la terminologie libérale - pour sauver FORTIS. On a ainsi inventé un « socialiste » à l’usage des riches « only ».

 

Et pour les travailleurs, c’est quoi le menu ? Comme bailleurs de fonds de l’Etat, ceux qui ne sont pas responsables de la crise vont financer les excentricités financières des institutions respectables. Privatisation des profits, socialisation des pertes, rien n’est nouveau sous le soleil. La menace de la politique du « pire » et la promesse d’appauvrir plus encore les moins riches devraient permettre à la droite de ne pas encore s’attaquer à la racine du krach. Business as usual.

 

En effet, c’est bien une crise sociale qui est l’origine de la crise financière. Si des masses de capitaux ont cherché à s’investir dans des programmes foireux, ils devaient bien venir de quelque part. D’où sinon d’un partage inégal de la richesse que seul le travail génère. Depuis 30 ans, la rémunération du monde du travail paie l’explosion de celle des « profiteurs » (les revenus du capital, les profits, les dividendes…) Comment ? Par l’existence d’un chômage massif, par le blocage des salaires, par la détérioration des conditions de travail, par l’allongement de la durée moyenne du travail… Les termes de cet échange doivent être revus.

 

Le capitalisme se restructure aujourd’hui. C’est évident. Il ne se transforme pas. Il ne change pas de nature. La FGTB de Verviers et Communauté germanophone ainsi que son organisation d’éducation populaire le Cépage ont décidé, face à cette réalité, de s’inscrire dans une triple campagne visant à éclairer les débats actuels : la campagne pour un « Travail décent » qui entend montrer que les adversaires, ce ne sont pas les travailleurs du sud mais bien les gestionnaires du capitalisme, celle de la FGTB wallonne « Le capitalisme nuit gravement à la santé » (voir www.contre-attaque.be) et la préparation du Festival de Résistances, qui se déroulera à Verviers les 30 avril et 1er mai prochain.

 

C’est dans cette perspective que s’inscrit également l’organisation de la Semaine de la solidarité internationale, du 23 au 28 mars prochain. Ces actions (voir ci-dessous) sont menées en partenariat avec le Conseil Wallonie-Bruxelles pour la Coopération internationale, avec la Ville de Verviers, Oxfam Magasins du Monde. SOLIDARIS, Solidarité socialiste, le Centre culturel de Welkenraedt et le Forum social du plateau de Herve collaborent à cette organisation.

 

PROGRAMME DES ACTIVITES :

  

23 mars :

 - 19 h : Vernissage de l’exposition sur le « Travail décent » (FGTB, salle TVD)

 - 20 h :  Café politique « Les travailleurs du Sud ne sont pas des concurrents des travailleurs du Nord » (FGTB, salle TVD)

 

24 mars :

- 20 h : « TRIPALIUM », théâtre (Centre culturel de Welkenraedt)

 

26 mars :

- 20 h : débat « Travail décent et grandes surface » (FGTB, salle CGSP)

 

27 mars :

- 20 h : ciné-débat « Crise financière, crise alimentaire » (Maison de village à Manaihant)

 

28 mars :

- 8 h : présence sur le marché de Verviers (distribution de tracts et vente de produits équitables)

 

15 avril :

- 20 h : Usines sans patron, Film et débat avec Raymond AUBRAC, Pierre GALAND, José VERDIN, Marcel BARTHOLOMI (Dison, salle Luc Hommel).

 

20 avril :

- 20 h : Café politique « Le capitalisme nuit gravement à la santé » (Floréal, Verviers)

 

30 avril : FESTIVAL DE RESISTANCES

 - 9 h : colloque historique « 250 ans de résistances syndicales à Verviers » (Harmonie, Verviers)

- 14 h : table ronde syndicale sur la solidarité internationale (Harmonie, Verviers)

-  19 h 30 : prise de parole (Salle DUESBERG, CCRV)

-  22 h : concert « Les Blérots de Ravel » (Salle DUESBERG)

-  23 h 30 : soirée DJ’S (Harmonie)

 

1er mai : 1er MAI SYNDICAL, ASSOCIATIF ET MULTICULTUREL

- de 9 à 19 h : parc de l’Harmonie

 

15 mai :

- manifestation à Bruxelles

 

Informations 17 Feb 2009 20:43

250 ans de résistance à Verviers

20090201 - logo 250 ans

Trois campagnes, une idée

 

Résister, c’est créer…

 

Raymond Aubrac à qui nous demandions ces derniers jours quelles sont à ses yeux les valeurs essentielles de la résistance, tient une réponse étonnante : « Je pense que l’optimisme est une de ces valeurs sur laquelle on n’insiste pas suffisamment ». Celui qui fut arrêté en juin 43 en même temps que Jean Moulin fouille sa mémoire : « Je ne me souviens pas d’un résistant de cette époque qui n’était pas fondamentalement optimiste… Aujourd’hui, cette confiance en l’avenir fait défaut à nos ados. Cela me frappe ».

Pour entamer cette année, c’est vrai qu’il nous en  faut de l’optimisme… 2009 s’est ouverte sous les bruits des bombes à Gaza. L’onde de choc du pilonnage d’une population palestinienne martyre a été perceptible au sein même de la FGTB.  Celle-ci s’est inquiétée auprès de la Confédération syndicale internationale du silence d’Istadrut, le syndicat israélien, alors que le PGFTU, son homologue palestinien, dénonçait tant les tirs de roquettes par le Hamas que l’agression disproportionnée de la quatrième armée du monde.

Optimiste, il faut encore le rester face à la crise la plus importante depuis un siècle. Dans notre région et au sein même notre organisme de paiement, on ne comptait pas moins de 550 travailleurs supplémentaires inscrits dans un processus de chômage économique (chez Aspel, Polyform, Hydro, à la câblerie, chez Fiberglas, Delacre, NMC…) à la fin du mois de janvier. Et ce n’est sans doute qu’un début…

L’ « accord exceptionnel » négocié fin 2008 dans la foulée des discussions sur l’accord interprofessionnel a permis d’améliorer le statut du chômeur « entrant ». Pour une partie des allocataires sociaux inscrits avant janvier, quelques améliorations sont attendues au cours de cette année. C’est insuffisant ! Dans le même temps, le contrôle de la disponibilité des chômeurs se durcit. C’est une aberration ! Il y a moins d’emplois disponibles mais on demande aux chômeurs de s’activer plus sur le marché du travail…

La gauche syndicale a du pain sur la planche. Il lui faut de l’ambition et une plus grande confiance dans ses propres capacités à transformer des réalités qui ne nous conviennent pas.

Un travail idéologique s’impose ainsi pour rendre à nos affiliés une lecture du monde qui ouvre des perspectives meilleures pour chacun. Il s’agit de remettre au cœur de nos grilles d’analyse nos valeurs essentielles : l’égalité, la démocratie, la solidarité.

Trois campagnes de sensibilisation vont y tendre cette année.

Celle pour un « travail décent » entamée en août dernier sous l’égide du Centre national de Coopération au développement doit s’intensifier. Son objectif est de montrer que les travailleurs du Sud ne sont pas des adversaires des travailleurs du Nord. L’ennemi, c’est le système capitaliste, le déséquilibre croissant dans le partage des richesses produites par les travailleurs entre les rémunérations du capital et du travail.

Le libéralisme, comme représentation du monde légitimant les effets collatéraux du capitalisme, a perdu, pour qui sait ouvrir les yeux, toute crédibilité. Il faut aider les autres à se réveiller. Avec cet objectif, la FGTB wallonne lance une opération autour d’un slogan clair « Le capitalisme nuit à la santé ». Elle entend diffuser et populariser ses alternatives.

La FGTB de Verviers et Communauté germanophone n’est pas en reste. Elle entend puiser dans la richesse de son histoire sociale les raisons de croire qu’un autre monde est possible. Elle célébrera ainsi le 250e anniversaire d’un pacte conclu entre des tondeurs du Duché de Limbourg et du Marquisat de Franchimont pour refuser de travailler sous un salaire minimum. C’est sans doute la plus ancienne trace écrite de l’existence d’une forme de solidarité transnationale et d’une organisation syndicale. 2009 est encore l’année du centenaire de la mort de Pierre Fluche, un ouvrier du textile qui symbolise à lui seul le combat syndical du XIXe siècle dans le bassin de la Vesdre. En partenariat notamment avec la Ville de Verviers, l’asbl Cépage et la Régionale proposent un programme d’activités centrées sur les réalités de la résistance ouvrière et populaire. Du 23 au 28 mars, nous serons ainsi présents dans le cadre de la « Semaine de la solidarité internationale » de la Commission Wallonie-Bruxelles de coopération internationale. Nous proposerons ensuite une soirée de réflexion sur les « Usines sans patron » au départ de l’exemple des réquisitions d’entreprises à Marseille au lendemain de la guerre. Enfin, ce « Festival des résistances » sera marqué par deux journées exceptionnelles les 30 avril et 1er mai prochain. Dans la foulée, un livre écrit par Freddy Joris et Jean-François Potelle sera publié retraçant par le menu ces 250 années de résistance…

Nous placerons ainsi 2009 sous le signe de l’optimisme !

 

Daniel Richard

Secrétaire régional interprofessionnel

FGTB de Verviers et Communauté germanophone

Evénements 10 Feb 2009 11:03

Café politique février 2009

090210 café politique 02/09