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Informations 05 Jun 2009 17:09

Le capitalisme nuit gravement à la santé

Le capitalisme nuit gravement à la santé

et les ânes ne trébuchent pas deux fois sur la même pierre…

 

 

Plus de 900 militants de la FGTB de Verviers et de la Communauté germanophone ont défilé le 15 mai entre Nord et Midi sur les boulevards bruxellois à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Ils étaient  réunis derrière un slogan, lucide et percutant : « Le capitalisme nuit gravement à la santé ». A la veille d’élections européennes, wallonnes et germanophones, ils entendaient aussi adresser un message limpide au monde politique : « Nous subissons l’austérité depuis les années 80 ! Pas question d’en ajouter une couche ! Les travailleurs ne sont pas responsables de la crise, ils n’ont pas à en payer les conséquences ! » 

 

L’inconscience de voyous en col blanc, des spéculateurs, que la dérégulation libérale des marchés financiers avait « libéré » de tout garde-fou, a conduit la finance mondiale au bord du gouffre. L’Etat, jusque-là raillé par ces aficionados du « libre marché », était requis, toutes affaires cessantes, pour « sauver » le régime. En Belgique, plus de vingt milliards d’euros ont ainsi été injectés dans une poignée d’institutions sous perfusion : Fortis, Dexia, KBC, Ethias… Le tout sans condition ni promesse ferme de retour.

 

L’effort consenti pour « restaurer une confiance ébranlée » visait à dégeler des opérations normales de crédits tétanisées par la perspective de découvrir l’un ou l’autre fruit gâté dans les corbeilles bien garnies. L’économie productive, celle qui crée de la richesse, palpable, au départ du travail, menaçait d’être affectée par la « grippe américaine » occupée à terrasser les géants de la finance mondiale. Il fallait donc sauver le capitalisme industriel… en évitant la perdition du capitalisme casino. Les pouvoirs publics ont donc mobilisé en quelques nuits vingt fois la somme qu’ils avaient refusée aux travailleurs un an plus tôt quand ils réclamaient un abaissement de la TVA pour faire face à l’explosion du prix de l’énergie.

 

Depuis le krach d’octobre 2008, les travailleurs ont payé la facture de l’infarctus économique par une progression vertigineuse du chômage temporaire (bientôt ouvert aux employés également !). L’horizon est plus menaçant encore. En effet, le Bureau du Plan vient d’actualiser ses prévisions pour 2009-2014 et les perspectives sont graves.  Croissance en berne (-3,8% en 2009), chômage en hausse (+194.000 d’ici 2014), creusement du déficit public (-6,1% en 2012) et retour de l’effet boule de neige de la dette, l’accroissement de sa charge creusant le déficit, rendant nécessaire le recours à de nouveaux emprunts, alourdissant encore le poids des intérêts à rembourser, etc.…

 

A la fin du XXe siècle, les politiques libérales ont réduit l’endettement de la Belgique en faisant payer le prix aux seuls travailleurs (par la privatisation de services publics, par le recours à un chômage massif, par la réduction des droits sociaux, par le blocage des salaires etc.…). Il « fallait » alors protéger les entreprises et leurs profits qui étaient, martelait-on, « les investissements de demain et les emplois d’après- demain ». Plus de vingt ans après, qui peut encore croire à ces promesses ?  Grâce aux efforts salariaux, les actionnaires ont engrangé des bénéfices extraordinaires dont une faible partie seulement a été réinvestie dans la modernisation des outils, la formation des travailleurs ou la recherche et développement. Le solde, une masse d’année en année plus importante, partait nourrir, gaver devrait-on dire, les marchés financiers, l’économie casino, le système qui vient de s’écraser sur le mur des réalités et d’étaler ainsi ses limites : non, il n’y a pas d’autoproduction de capital, l’argent ne fait pas des petits tout seul ! Sans travail, pas de richesse !

 

La FGTB et le Dulbea (ULB) viennent de confirmer pour la Belgique ce que la Commission européenne (rapport 2007 « L’emploi en Europe ») et l’OCDE (« Croissance et inégalités : distribution des revenus et pauvreté dans les pays de l’OCDE », octobre 2008) avaient montré à l’échelle de l’Union et des pays industrialisés : la baisse de la part des revenus du travail dans le partage de la richesse produite, le PIB, s’est accompagné d’un accroissement des inégalités au sein même des travailleurs. Preuve notamment que les politiques fiscales confisquées par la famille libérale ne jouent plus leur rôle redistributif.

 

Il s’agit maintenant d’inverser radicalement les valeurs dominantes qui inspirent les décisions politiques. Sans quoi, les prophètes de l’idéologie qui absout par principe les dégâts du capitalisme vont nous demander de passer une fois de plus à la caisse. Ils nous y préparent déjà. Le responsable du Bureau du Plan commentait récemment ses prévisions en ajoutant : « Il faudra à tout prix poursuivre une politique de modération salariale ».

 

Pour sortir de la crise, ils nous proposent sérieusement d’emprunter les mêmes chemins rocailleux qui nous y ont conduit aveuglément. Pour nous, c’est non !

 

 

 

 

Daniel RICHARD

Secrétaire Régional Interprofessionnel

de la FGTB de Verviers

& Communauté Germanophone

4 juin 2009

 

 

Informations 20 May 2009 15:30

Une lettre de la FGTB à tous les chômeurs

Une lettre vient d'être envoyée à tous les chômeurs victimes de la discrimination fiscale voulue par le Ministre des Finances Reynders.

Dans celle-ci, une explication complète du problème et de l'action de la FGTB en faveur de ses affiliés en chômage.

 

(Cliquez sur l'image pour découvrir le texte dans son ensemble - Format PDF)

20090514 - Lettre aux chômeurs

 

Evénements 11 May 2009 16:11

Café politique mai 2009

20090518 - Café politique mai

Evénements 22 Apr 2009 14:32

30 avril - 1er mai - Festival des résistances

20090430 - affiche

 

20090430 - programme 3004 0105

Evénements 15 Apr 2009 11:02

Café politique avril 2009

20090420 - café politique avril